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FAQ |
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1. Quelle a été votre formation? J’ai été formée par Arthur Janov lui-même. Entre 1989 et 1993, il enseignait encore dans son centre « The Dr Janov’s Primal Training Center » de Los Angeles. Dans ces années, son enseignement consistait en semestres intensifs d’enseignement clinique ainsi que de présentations et études de cas des mois d’octobre à juin, l’été étant constitué de groupes d’études entre élèves. Ça été pour moi quatre années d’un travail considérable mais passionnant. Durant ce temps, j’ai aussi fait une avancée conséquente dans ma propre thérapie, qui est aussi l’une des conditions indispensable pour devenir thérapeute. En fait j’ai commencé à travailler sur mes « premières lignes ». 2. Que voulez-vous dire ? Pour expliquer les « premières lignes », il faut revoir un peu de la théorie générale de cette méthode. La thérapie primale consiste à revivre émotionnellement les traumatismes réprimés depuis l’enfance. Toutes les formes de manque d’amour, de privations des besoins fondamentaux, mais aussi les négligences ou violences laisse une souffrance considérable dans le corps, mais en général, nous n’en sommes pas conscient. Nous sommes « déconnectés » de cette souffrance originelle. Nous souffrons plutôt de mal de vivre, de dépression, d’anxiété, de compulsions, de maladies inexplicables. Nous n’arrivons pas à construire ou nous détruisons nos vies soit sentimentales ou professionnelles, parfois nous faisons du mal à nos enfants et nous ne savons pas pourquoi. Par le processus de la thérapie, il est possible de revivre par les larmes ou par le ressenti d’émotions, la douleur de ces manques, de ces traumatismes et de les reconnecter à leur origine. Mais en plus de la souffrance émotionnelle de l’enfance, il y a la souffrance de la naissance et autour de la naissance. Ces souffrances font l’objet de recherches et sont aujourd’hui totalement reconnues par le monde de la psychothérapie, voire de la médecine. Arthur Janov, les a décrites, expliquées longuement, dans ses livres « Empreintes » et « La Biologie de l’Amour » ainsi que le plus récent – « Sexualité et subconscient ». Willi Maurer a consacré son livre « Mère et bébé l’un contre l’autre » à faire comprendre combien la séparation du bébé d’avec sa mère après la naissance va donner au nouveau-né un sentiment d’abandon, d’impuissance, de manque qui va le marquer toute sa vie. Le Dr. Olivier Fresco, pédiatre en néonatalogie, a participé et mis en place tout un protocole de prise en compte de la douleur des nouveaux-nés qui ont eu un accouchement difficile et qui endurent des soins post-nataux douloureux. Son livre « Entendre la douleur du nouveau-né » est une véritable reconnaissance de la douleur des bébés par un médecin en milieu hospitalier. Oui, nous sommes nés dans la souffrance mais dans le cours de la thérapie, survient le moment où l’on va revivre, petit à petit, ces différentes phases traumatiques de la naissance dont nous ne souvenons plus. Une fois « reconnectées » nous allons pouvoir comprendre à un niveau très profond les origines des problèmes que l’on peut avoir dans sa vie 3. Mais comment travaillez-vous ? La seule façon de faire surgir la souffrance primale est de cerner de quelle façon la personne s’en défend et de l’empêcher, temporairement, de le faire. Un système de défense se met en place chaque fois qu’il y une souffrance intolérable, aussi bien dans l’enfance, que plus tard, dans les grande catastrophes ou les guerres. Le thérapeute doit agir avec à la fois beaucoup de respect et d’empathie et une grande clairvoyance sur ces mécanismes de défenses. La personne doit être d’accord de travailler dans ce sens, c’est une thérapie interactive. Avec certains patients, leurs mécanismes de défenses seront rapidement décelés et les sentiments surgiront, pour d’autres, ces mécanismes seront beaucoup plus subtils, parfois certaines personnes doivent garder ces mécanismes plus longtemps. A cause de l’empreinte natale et de la souffrance des parents, les façons de se défendre sont aussi nombreuses et différentes que les étoiles dans le ciel. Ainsi, le thérapeute doit avoir non seulement une solide formation, mais aussi des années d’expérience, une ouverture d’esprit ainsi que beaucoup de créativité. La façon d’intervenir verbalement ou non, est précise et en même temps non invasive. Tous les sentiments doivent être entendus : le thérapeute ne doit pas avoir peur de l’agressivité ou des critiques, il doit, au contraire, les utiliser pour aider son patient à trouver l’accès à sa souffrance. D’une façon générale, mais surtout au moment des revécus de naissance (première ligne), le thérapeute ne doit à aucun moment user de son pouvoir, ce qui est seulement possible si il a ressenti lui-même ses sentiments d’impuissance de façon extensive. Connaître la « théorie » des revécu de naissance (ou premières lignes) ne suffit pas, il faut que le thérapeute les ait expérimentés. De cette façon, le patient va s’acheminer au travers du revécu de son désespoir, de ses manques d’amour, de ses peurs ainsi que de ses souffrances de bébé ou de la naissance. En fin de la session, il faut prendre grand soin de l’intégration des sentiments ressentis. Il est primordial à ce moment de parler afin que les émotions ressenties soient bien « reconnectées » au présent, et d’examiner comment elles vont pouvoir être utilisées pour aider ou changer la vie présente. 4. Qu’entendez-vous par « session » ? La personne est reçue en rendez-vous individuel, en « session ouverte », c’est-à-dire que le temps passé avec thérapeute n’est pas déterminé à l’avance, mais dure autant qu’il est nécessaire au patient pour accéder à son émotion ou sentiment, le ressentir et l’intégrer. Pour compléter les sessions individuelles, le travail se fait en groupes qui ont lieu, à Genève, chaque semaine, ou sur des week-end ainsi que durant des semaines intensives dans un lieu de vie plusieurs fois par an. Les groupe de thérapie permettent des échanges de tous ordres pour les patients : partager les sentiments et les insight, sentir que l’on est pas seul avec sa peine, être aidé dans des confrontations, développer aussi des amitiés. La thérapie du centre primal de Genève diffère par sa structure du centre de Los Angeles. Mais je considère qu’il crucial pour le développement personnel d’un thérapeute de devenir autonome et de refuser toute forme d’emprise qui pourrait le garder dans une dépendance. 5. Combien de temps faut-il pour faire sa thérapie ? D’abord, il faut comprendre que le processus de « ressentir ses sentiments » une fois appris peut être utilisé toute sa vie. En d’autre terme, si votre patron à été fort désagréable avec vous, en rentrant chez vous, au lieu de vous mettre à crier sur votre enfant, vous irez dans votre chambre, sentir soit votre colère ou votre impuissance et éventuellement vous ferez une connexion avec la façon dont votre père vous traitait. Et vous vous sentirez tout heureux de retrouver votre famille pour le dîner. Ce qu’on apprend donc, c’est que les situations de la vie réveillent des sentiments douloureux et, qu’au lieu de faire le déjouement de cette douleur (boire, fumer, être désagréable avec son conjoint ou crier sur les enfants, être obsédé par une compulsion etc.) on utilise son aptitude à ressentir sa peine. En général, une personne qui a accès à ses sentiments et qui vient régulièrement en thérapie pendant une année à deux ans, après ses trois semaines, acquière des capacités suffisantes pour amorcer des changements importants dans sa vie. Pour d’autres, il y aura déjà des changements dès les trois semaines. D’autres feront leur processus à leur rythme et reviendront moins souvent. Certains, lorsque certains objectifs seront atteints, auront envie d’arrêter où ressentiront leurs sentiments de temps en temps, chez eux. D’autres encore auront été si maltraités par la vie, qu’ils devront s’assurer de l’aide d’un thérapeute pendant longtemps. Il ne faut pas croire que l’on doit vider toute la souffrance primale pour aller bien : le faire, d’ailleurs, exigerait souvent davantage d’années que dure toute une vie. Mais au bout d’un certain temps, tous développent un meilleur sens d’eux-mêmes. En devenant honnêtes et capables de reconnaître leurs besoins, ils peuvent enfin changer leurs relations. Ils deviennent des créateurs de leurs vies, reprennent des études, changent de travail, développe leur sens artistique ou améliorent leur façon de vivre. Comme ils ont ressenti leur besoin initial d’être aimé, ils perdent tous ces besoins de déjouer leur peine par toutes sortes de moyens. Leurs vies deviennent plus simples. 6. Mais le coût de tout cela ? Quel est le coût de vos déjouements ? Combien avez-vous dépensé pour vos cigarettes ? Combien pour noyer votre désespoir dans des fêtes avec des amis ? Vous n’hésitez pas à vous acheter une voiture, une moto, celle qui vous permettra de déjouer votre agressivité quand vous êtes en colère ou sous pression. Combien de vacances – économisés toute l’année – ont mal tourné parce que toute la famille était sous tension car les parents n’arrivaient pas à se détendre et que les enfants se disputaient. Parfois, vous vous êtes offert des vêtements, un canapé, un home cinéma ou le dernier MP3, et pourtant, vous avez toujours le « cafard » en rentrant chez vous. La liste n’est pas exhaustive. Avec la thérapie, on apprend à ressentir sa souffrance, à la connecter à son passé et ainsi, à ne plus avoir besoin de la déjouer dans son présent. A combien estimez-vous votre rétablissement ?
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