Qu’est-ce que la Thérapie Primale n’est pas ?

 

 

 

¨ La thérapie primale n’est pas une thérapie « par le cri » ou s’exprimant par le cri, (réf. Dictionnaire de psychiatrie Larousse) bien que le premier livre du Dr. Janov s’appelait « Le Cri Primal ». Il peut arriver, en effet, que des patients pleurent si fort qu’ils en viennent temporairement à pousser un cri de souffrance, mais beaucoup de patients font toute leur thérapie en pleurant très doucement, voire même discrètement. Ce qui compte c’est que leurs pleurs soient authentiques, qu’ils soient ressentis pour ce qu’ils sont, de la tristesse, du désespoir par exemple.

 

¨ La thérapie primale n’est pas une « régression » au sens psychiatrique du terme. Un patient qui est dans un primal et revit une scène, ou est plongé dans un sentiment de son enfance peut, à tout instant, « revenir » dans le présent. D’ailleurs, bien que le sentiment puisse être puissant, le patient à encore une conscience du présent, de ce qui se passe autour de lui

 

¨ La thérapie primale n’est pas du « rebirth » au sens des thérapies qui portent ce nom. Aucune technique de respiration n’est utilisée, nos patients ne sont pas immergés en piscine ou eau chaude. Et pourtant, certains d’entre eux revivent leur naissance.

 

 

Alors, qu’est-ce que c’est la thérapie primale ?

                                 

 

Le Dr Arthur Janov a développé extensivement dans tous les livres qui sont cités plus haut, les théories sur les trois niveaux de la conscience, qui se sont inspirées des travaux de Paul Mac Lean sur la théorie des trois cerveaux.

 

Pour résumer, notre cerveau se compose, en schématisant à l’extrême, du néo-cortex, du système limbique et du cerveau primitif ou reptilien.

 

 

Comment ça marche ?

 

 

La théorie primale soutient que chaque partie du cerveau possède la particularité de pouvoir temporairement, dans un primal, prédominer sur les autres, ou en d’autres termes, être « à la barre » par rapport aux autres parties.

 

 

¨ Quand le néo-cortex prédomine ou est à la barre c’est maintenant, pendant que vous lisez ce texte, quand vous parlez, vous analysez un problème, vous faites une addition. Même quand vous regardez la télévision et que des émotions vous envahissent, le néo-cortex prédomine.

 

¨ Par contre, si vous commencez à pleurer, là, on voit l’activité du système limbique pointer le nez, mais vous pleurez « à propos » de quelque chose et le néo-cortex est toujours à la barre.

 

¨ Par contre, si un thérapeute était là pour vous aider, vous pourriez « entrer » dans le sentiment qui vous envahit et vous mettre à pleurer très fort. A ce moment, c’est le système limbique qui est « à la barre », comme dans un primal où les patients peuvent sangloter comme de petits enfants ou comme des nourrissons.

 

 

Dans la thérapie, après ce type de pleurs, il peut surgir les sensations de naissance, où il n’y a plus de pleurs, mais toutes sortes de sensations physiques, actives ou non, et là, c’est le cerveau reptilien qui est « à la barre ».

 

Donc, le processus de la thérapie primale débute dans le présent, graduellement et, au travers de revécus émotionnels de plus en plus profonds, vous achemine vers la naissance.

Au début, les sensations de la naissance durent juste  quelques secondes pour gagner en amplitude au fil du temps, pendant que les trois niveaux de la conscience se connectent entre eux.

 

 

Quelle est sa spécificité par rapport à d’autres thérapies ?

 

 

 

La spécificité de la thérapie Primale est ce « voyage » où chaque partie du cerveau est réactivée et revit dans sa totalité une partie du passé, lui donnant un sens dès que les trois niveaux prennent contact entre eux.

 

La spécificité du travail du thérapeute primal consiste à voir, reconnaître, sentir quelle est la partie du cerveau qui prédomine afin de pouvoir aider son patient à l’endroit où il se trouve.

 

¨ Par exemple, il est inutile de dire à un patient qui revit sa naissance de « pousser » ou « qu’il est dans le canal ». C’est le cerveau reptilien qui est « à la barre », et parler au patient, au même moment, réactive son néo-cortex , qui s’approprie « la barre », interrompant le revécu du cerveau reptilien.

 

 

Pour terminer, je voudrais citer le Dr. Michel Holden, co-auteur du Dr Arthur Janov dans le livre Primal Man, The new consciousness : « La thérapie primale n’est pas une psychothérapie mais une thérapie psychophysiologique. »

 

La réactivation des différentes parties du cerveau permet de soulever le refoulement qui avait été mis en place sur les souffrances de l’enfance, entraînant l’oubli des ses peines, en d’autres termes rendant les personnes inconscientes de ce qui s’est passé.

 

Une fois ces souffrances revécues, connectées et replacées dans leur contexte – l’enfance – il  est possible d’avoir une vie délivrée de sa charge du passé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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