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Témoignages |
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Entretien avec Séverine. Q. Quelles étaient vos raisons pour faire la thérapie primale. Séverine Psychiquement, je me sentais épuisée et au bout du rouleau, j’avais envie de très peu de choses dans la vie, j’avais cette impression que tous mes efforts étaient vains. Je souffrais aussi de douleurs physiques diverses dans la nuque, le dos, les jambes, des problèmes de tensions prémenstruelles. J’ai beaucoup consulté mon médecin et comme il semblait que c’était fonctionnel, j’ai consulté également un psychiatre et un psychologue. Mais je sentais que ces solutions « classiques » n’allaient pas assez loin. J’avais besoin de solutions efficaces pour régler mes problèmes. C’est la peur au ventre que j’ai entrepris la thérapie primale, mais j’avais l’espoir de trouver là une réponse à mes difficultés. Ce qui s’est avéré réel ! Q. Qu’est-ce qui s’est passé pour vous avec les 3 semaines intensives ? R. Je me suis libérée de tant de tensions, d’angoisses et de douleurs ! Cela m’a enfin permis de trouver ma vraie voie dans la vie, sans tenir compte du jugement et des réflexions des autres, de retrouver confiance en moi. Q. Est-ce que des changements se sont amorcés dans votre vie familiale ? R. En rentrant, j’ai pris des décisions immédiates concernant l’éducation de mes filles – qui avaient 5 et 6 ans à l’époque. J’ai fixé des nouvelles règles : fini les fessées, les punitions. Elles ont eu le droit de pleurer, de faire des colères, de s’exprimer tout simplement : elles on mis quelques semaines à se sentir libres de le faire, la crainte de la réprimande étant encore grande. J’ai coupé les ponts ouvertement avec certains membres de la famille dont je ne supportais plus l’entourage. J’ai pu mettre une distance avec ma mère, une personne culpabilisante et jalouse de moi. Je lui ai dit plus facilement que je n’étais pas disponible et qu’elle ne devait pas débarquer chez moi sans me prévenir. J’ai aussi réalisé que lorsque mes filles allaient chez elle, elle n’était pas capable de leur donner toute l’attention et la sécurité dont elles avaient besoin. Je ne lui ai plus laissé les enfants en garde pendant longtemps. Q. Et dans votre vie professionnelle ? R. J’avais été licenciée deux mois avant de commencer la thérapie. Heureusement, car j’aurai démissionné en rentrant de mes trois semaines. Je n’envisageais plus de travailler avec des personnes qui exercent leur pouvoir et écrasent les autres. J’avais depuis très longtemps envie de me mettre à mon compte, mais je n’avais trouvé ni l’énergie et le courage de réaliser mon projet. Mais là, je me suis lancée sans appréhension. Q. Et votre vie sociale ? R. Mes relations avec les gens que je côtoyais ont changé : quand je vois leur mal être, je peux les prendre pour ce qu’ils sont, tout simplement, mais je me sens libre aussi de les voir moins souvent. Mais je me suis fait aussi de nouveaux amis de milieux très différents. Je les apprécie pour ce qu’ils sont et je me sens aussi acceptée. C’est valorisant et chaleureux. Dans nos relations, il y a beaucoup de respect mutuel, les choses sont simples et coulent de source. C’est vraiment chouette ! Q. Qu’en est-il aujourd’hui ? R. Aujourd’hui, je suis mère au foyer et je mène à terme de petits investissements immobiliers avec travaux, qui me permettent de conjuguer une activité professionnelle avec ma vie de famille en me laissant du temps pour moi et pour m’occuper des mes enfants. Bien que mon entourage ne m’ait pas donné son appui, j’ai continué de m’affirmer dans cette activité. Mes projets aboutissent, me prouvant que cette façon de vivre est réaliste. J’ai trouvé ma voie.
En général, j’ai donc beaucoup plus confiance en moi. Ma culpabilité a bien diminué : j’assume pleinement de dire non, de tenir tête si besoin à des personnes qui essaient de m’imposer une chose que je ne veux pas ou que je ressens comme injustifiée ou inadéquate. Mes choix et décisions sont guidés par ce que je ressens, alors, en fin de compte le résultat est positif. Q. Finalement, la thérapie primale, est-ce simple et facile ? R. C’est simple dans le fond, mais parfois éprouvant. Une fois les trois semaines terminées, les sentiments continuent de remonter : le manque, la peur, la souffrance sont souvent présent une fois qu’on leur a ouvert la porte et dans le présent, ce n’est souvent pas agréable. Il faut alors de nouveau les ressentir, soit en session ou en groupe, ou seul. Mais chaque fois qu’on les ressent, quel soulagement ! Cela devient une façon de vivre, le ressenti aide à devenir pleinement conscient de soi-même et les efforts sont largement récompensés dans la vie.
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NAISSANCE
J’ai compris que le dégoût que je ressens vient du cordon ombilical. Je traîne toujours ce sentiment avec moi et je projette le dégoût sur plein de choses. En fait, je projette le dégoût sur ce qui est moche ou qui pue, sur ce que m’ont fait mes parents, mais surtout sur mon état interne physique, quand je me sens être une « larve », c’est-à-dire quand je ne tiens pas debout ou quand j’ai envie de dormir l’après-midi. Je pense que c’est là que je me sens le plus « à la merci du cordon ». Ce sentiment d’être dans un état « larvaire » m’a empêché de me développer. Comme une larve qui n’a pas pu devenir papillon. Cette semaine, je poursuis l’exploration de mes sentiments « de mon état larvaire », car chaque jour, il est irrésistible. Le sentiment me prend la tête et me met dans un état très, très confus ou je n’arrête pas d’hésiter pour finalement tout remettre au lendemain ou dormir. Et je recommence le lendemain. J’ai hâte d’en sortir, mais je pense que le dégoût a été la clef de la cette porte que je n’ai jamais pu ouvrir ou toujours contournée. Aujourd’hui je n’ai pas eu le besoin de dormir, mais j’ai été absolument incapable de faire ce que j’avais prévu (par exemple cuisiner).J’alors compris qu’à ma naissance, rien ne s’était passé comme prévu (naissance par le siège) et c’est pour cela que je n’arrivais pas faire ce que j’avais prévu. Je savais de manière « innée » ce qu’il fallait faire et cela n’avait pas eu lieu. Par ailleurs, aujourd’hui j’ai fait des choses que je n’avais pas prévues…comme quoi…
Leatitia
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J’ai l’impression que ma thérapie prend encore une nouvelle tournure. Je ressens presque tous les jours, enfin, tous les jours, mais je suis obligé, parfois, de refouler certains sentiments car l’heure et l’endroit ne s’y prêtent pas. Parfois je n’arrive pas à refouler, et je peux traîner un sentiment toute une demi journée, pour enfin le ressentir le soir. Il y a quelques jours j’ai mis ma main au dessus de ma tête comme ma thérapeute me l’a fait au centre, et cela m’a aidé à ressentir. J’ai parlé avec ma mère de ma naissance, j’ai pu lui dire que l’on m’avait posé sur son ventre après ma naissance. Elle pensait que non. Mon père « qui n’a pas de mémoire »l’a confirmé, c’est alors que ma mère a reconnu que c’était possible, mais pas longtemps. C’est exactement ce que j’ai ressenti. J’ai eu tout le vendredi mal à la jambe gauche, au niveau du haut du mollet. J’ai compris, et j’ai dis à ma mère que j’avais été attrapé par les jambes. Elle me l’a confirmé, attrapé par les jambes pour être retourné, pour voir si les poumons fonctionnent. J’ai pu lui dire que j’ai été attrapé par la jambe gauche. J’ai réussis à sentir que cette douleur était réelle, mais qu’elle était primale. J’ai commencé mon sentiment, ce matin, à partir d’un mal de mâchoires. Cela m’a ramené à ma naissance. (A chaque fois que je sens un sentiment déjà sentis auparavant, je repasse par ma naissance. Les sentiments « nouveaux » se développent comme au début de ma thérapie. Ils passent par une forte présence de la seconde ligne, puis une descente dans la première avec une toux et le début d’une hyperventilation (c’est aussi à ce moment que je commence à « comprendre » le plus). Les fois suivantes, la première ligne est beaucoup plus présente et m’amène plus vite à ma naissance.) J’ai été bloqué au niveau du bassin. (C’est ma mère qui m’a bloqué, peut être ne voulait elle pas que je sorte.) J’ai ensuite sentis une douleur à la jambe gauche. Sans réflexion, d’ «instinct », je me suis tenu la jambe avec les deux mains. J’y ai appliqué une pression avec mes deux pouces jusqu’à m’en faire mal. Je savais que je reproduisais la douleur quand le médecin m’a tenu à la jambe. Après le sentiment, le soulagement était le même que lorsque ma thérapeute m’avais mis la main sur la tête, dans la session. Cela a été suivi d’hyperventilation et de spasmes. C’est là que, j’ai su que ma douleur allait « partir ». Janov ne peut pas être davantage dans le vrai (Le corps se souvient) quand il dit que le corps ne fait pas la différence entre une douleur de naissance ou une douleur actuelle. Il se sent en danger et il reproduit la douleur. Je sens que j’ai encore passé un cap, en écoutant mon cerveau reptilien, ou en faisant taire mon cortex, et en me laissant guider par mon corps. La souffrance est très présente du fait que je ressente énormément, mais la promesse des «réelles » émotions pointe le bout de son nez. Et ces émotions réelles que j’ai pu commencer à ressentir, même au dixième, sont bien meilleures que toute l’exctasy que j’ai pu prendre.
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